« Il connait toutes sortes d’endroits où on peut voir les lumières, parce qu’il n’y a pas seulement une lumière, mais beaucoup de lumières différentes. Au début, quand il conduisait Lalla à travers les rochers, dans les creux, vers les vieilles crevasses asséchées, ou bien en haut d’un roc rouge, elle croyait que c’était pour aller chasser les lézards ou pour piller les nids des oiseaux, comme font les autres garçons. Mais le Hartani lui montrait alors, en tendant la main, les yeux brillants de plaisir, et au bout de son geste, il n’y avait rien que le ciel, immense, éclatant de blancheur, ou bien la danse des rayons de soleil le long des cassures de pierre, ou encore ces espèces de lunes que fait le soleil à travers le feuillage des arbustes. »
extrait de Désert de Le Clésio
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